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Le Premier Ministre participe à la conférence internationale sur la Libye à Paris

Le président français, M. Emmanuel Macron a reçu, mardi à l’Elysée, le Premier Ministre, M. Ahmed Ouyahia, désigné par le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika pour le représenter à la conférence internationale sur la Libye qui se tient à Paris.

Dans une déclaration à la presse faite à l’issue de cette conférence, le Premier Ministre a annoncé avoir remis un message verbal au Président français, M. Emmanuel Macron, de son homologue Monsieur le président de la République, dans lequel il a réitéré la satisfaction de l’Algérie par rapport au rythme actuel de la coopération bilatérale, ainsi que pour la question de la récupération des restes de nos martyrs du 19e siècle.
Sur le plan économique, M. Ahmed Ouyahia a déclaré : «nous avons un dossier de programme d’investissements qui est en train d’avancer et d’autres dossiers de coopération. C’était le premier volet du message dont j’étais porteur»,  se disant "heureux" de dire au président de la République que "le même sentiment de satisfaction et la totale disponibilité existent chez le président français et que la coopération entre les deux pays reste au niveau de ce qualificatif d’exception qu’elle a eu et qui se confirme concrètement d’année en année, même de semestre en semestre".
Le Premier Ministre a souligné, également, que l’occasion lui a été donnée pour "faire part du point de vue du président de la République sur les questions de la sous-région sur lesquelles l’Algérie et la France sont impliquées", citant la Libye, qui était le sujet de la conférence, et le Mali.
M. Ahmed Ouyahia a par ailleurs déclaré : «nous saluons le fait que la Conférence de Paris a réussi, et c’est la première fois, à réunir les quatre interlocuteurs libyens et à sortir avec un programme concret qui est celui d’aller aux élections législatives et présidentielle, déjà souhaitées par tout le monde, en tout cas pour le retour des institutions en Libye et avec un calendrier».
M. Ahmed Ouyahia a indiqué que la présence des acteurs libyens et le calendrier dégagé «sont des éléments qui donnent une grande satisfaction à l’Algérie», ajoutant que «l'Algérie a exprimé à la France sa considération pour cet effort que le président Macron a consenti en deux étapes avec la rencontre de la Seine-Saint-Cloud en 2017 et la conférence d’aujourd’hui».
Il a qualifié, également,  la tenue de cette conférence de contribution "très concrète" et "productive" aux efforts de paix et de stabilité en Libye.
Le Premier Ministre a soutenu que «l’Algérie est profondément concernée et impliquée au sujet de la situation en Libye au regard de nos relations historiques, de plus de mille kilomètres de frontières communes, donc autant de menaces pour notre propre sécurité et la sécurité de la sous-région», rappelant que «l’Algérie a été "partie prenante" dans toutes les activités diplomatiques sur la question libyenne que ce soit dans le cadre des pays voisins ou autour du représentant du SG de l’Onu ou dans le cadre africain».
Il a estimé que cet accord inter-libyen "donne bien sûr raison" à la démarche algérienne dans la résolution du conflit libyen.
Plus explicite, le Premier Ministre a ajouté «je vous renvoie un peu en arrière quand les Libyens ont connu les événements, l’Algérie avait été critiquée par certains acteurs libyens pour ne pas avoir pris fait et cause d’une tendance ou une autre. Ce n’est pas entre deux pays voisins, deux peuples qui partagent tous ce qu’ils partagent, qu’il s’agissait de prendre partie», soulignant qu’il s’agissait surtout de "travailler à rapprocher et de travailler sur une voie de solution".
Dans ce contexte, il a révélé que lors de la fête nationale du 1er novembre de 2014 où nous avions invité des responsables libyens, dont le président du Parlement et un représentant de l’autre partie", affirmant que l’Algérie travaille souvent dans l’ombre et dans la sérénité, autrement dit. Nous avions emmené nos frères libyens à parapher un document qui contenait des points de base d’un accord", faisant remarquer que l’Algérie a toujours défendu pour que les Libyens puissent "se prévaloir la solution politique et se retrouvent".
Il a expliqué que le peuple algérien, qui a connu une "tragédie de déchirure", comprend peut-être "davantage" que "toutes ces crises doivent se terminer autour de retrouvailles dans la famille".
M. Ahmed Ouyahia a affirmé que «nous sommes satisfaits que les efforts que nous faisons au niveau des pays voisins pour encourager chaque fois ce rapprochement, ce pas vers la solution politique, trouvent aujourd’hui une espèce d’escabeau à travers les mesures arrêtées»,  exprimant l'espoir qu’au mois de septembre prochain il y'aura une loi électorale en Libye et que les élections auront lieu vers la fin de l'année en cours.
Il y a lieu de noter qu’une vingtaine de pays, dont l’Algérie, et quatre organisations internationales (Onu, UE, UA et Ligue arabe) ont pris part à cette conférence. L’Algérie a été représentée par le Premier Ministre, M. Ahmed Ouyahia, désigné par le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika.


Le Premier Ministre participe à la conférence internationale sur la Libye à Paris

Le président français, M. Emmanuel Macron a reçu, mardi à l’Elysée, le Premier Ministre, M. Ahmed Ouyahia, désigné par le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika pour le représenter à la conférence internationale sur la Libye qui se tient à Paris.

Dans une déclaration à la presse faite à l’issue de cette conférence, le Premier Ministre a annoncé avoir remis un message verbal au Président français, M. Emmanuel Macron, de son homologue Monsieur le président de la République, dans lequel il a réitéré la satisfaction de l’Algérie par rapport au rythme actuel de la coopération bilatérale, ainsi que pour la question de la récupération des restes de nos martyrs du 19e siècle.
Sur le plan économique, M. Ahmed Ouyahia a déclaré : «nous avons un dossier de programme d’investissements qui est en train d’avancer et d’autres dossiers de coopération. C’était le premier volet du message dont j’étais porteur»,  se disant "heureux" de dire au président de la République que "le même sentiment de satisfaction et la totale disponibilité existent chez le président français et que la coopération entre les deux pays reste au niveau de ce qualificatif d’exception qu’elle a eu et qui se confirme concrètement d’année en année, même de semestre en semestre".
Le Premier Ministre a souligné, également, que l’occasion lui a été donnée pour "faire part du point de vue du président de la République sur les questions de la sous-région sur lesquelles l’Algérie et la France sont impliquées", citant la Libye, qui était le sujet de la conférence, et le Mali.
M. Ahmed Ouyahia a par ailleurs déclaré : «nous saluons le fait que la Conférence de Paris a réussi, et c’est la première fois, à réunir les quatre interlocuteurs libyens et à sortir avec un programme concret qui est celui d’aller aux élections législatives et présidentielle, déjà souhaitées par tout le monde, en tout cas pour le retour des institutions en Libye et avec un calendrier».
M. Ahmed Ouyahia a indiqué que la présence des acteurs libyens et le calendrier dégagé «sont des éléments qui donnent une grande satisfaction à l’Algérie», ajoutant que «l'Algérie a exprimé à la France sa considération pour cet effort que le président Macron a consenti en deux étapes avec la rencontre de la Seine-Saint-Cloud en 2017 et la conférence d’aujourd’hui».
Il a qualifié, également,  la tenue de cette conférence de contribution "très concrète" et "productive" aux efforts de paix et de stabilité en Libye.
Le Premier Ministre a soutenu que «l’Algérie est profondément concernée et impliquée au sujet de la situation en Libye au regard de nos relations historiques, de plus de mille kilomètres de frontières communes, donc autant de menaces pour notre propre sécurité et la sécurité de la sous-région», rappelant que «l’Algérie a été "partie prenante" dans toutes les activités diplomatiques sur la question libyenne que ce soit dans le cadre des pays voisins ou autour du représentant du SG de l’Onu ou dans le cadre africain».
Il a estimé que cet accord inter-libyen "donne bien sûr raison" à la démarche algérienne dans la résolution du conflit libyen.
Plus explicite, le Premier Ministre a ajouté «je vous renvoie un peu en arrière quand les Libyens ont connu les événements, l’Algérie avait été critiquée par certains acteurs libyens pour ne pas avoir pris fait et cause d’une tendance ou une autre. Ce n’est pas entre deux pays voisins, deux peuples qui partagent tous ce qu’ils partagent, qu’il s’agissait de prendre partie», soulignant qu’il s’agissait surtout de "travailler à rapprocher et de travailler sur une voie de solution".
Dans ce contexte, il a révélé que lors de la fête nationale du 1er novembre de 2014 où nous avions invité des responsables libyens, dont le président du Parlement et un représentant de l’autre partie", affirmant que l’Algérie travaille souvent dans l’ombre et dans la sérénité, autrement dit. Nous avions emmené nos frères libyens à parapher un document qui contenait des points de base d’un accord", faisant remarquer que l’Algérie a toujours défendu pour que les Libyens puissent "se prévaloir la solution politique et se retrouvent".
Il a expliqué que le peuple algérien, qui a connu une "tragédie de déchirure", comprend peut-être "davantage" que "toutes ces crises doivent se terminer autour de retrouvailles dans la famille".
M. Ahmed Ouyahia a affirmé que «nous sommes satisfaits que les efforts que nous faisons au niveau des pays voisins pour encourager chaque fois ce rapprochement, ce pas vers la solution politique, trouvent aujourd’hui une espèce d’escabeau à travers les mesures arrêtées»,  exprimant l'espoir qu’au mois de septembre prochain il y'aura une loi électorale en Libye et que les élections auront lieu vers la fin de l'année en cours.
Il y a lieu de noter qu’une vingtaine de pays, dont l’Algérie, et quatre organisations internationales (Onu, UE, UA et Ligue arabe) ont pris part à cette conférence. L’Algérie a été représentée par le Premier Ministre, M. Ahmed Ouyahia, désigné par le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika.